vendredi 1 juillet 2016

Les redoutes de la Convention d'Amotz

 Ces redoutes ont été construites dans une périodes les plus agitées de l'Histoire de l'Europe. Les évènement qui ont provisoirement supprimé la monarchie en France, ont rapidement provoqué des réactions belliqueuses dans les autres monarchies européennes.
Les liens de sang et la peur d'une généralisation du mouvement ont poussé les royaumes étrangers, à forcer les frontières de l'hexagone pour venir en aide au roi Louis XVI.
L'invasion des prussiens et leur déroute à Valmy au mois de septembre 1792 et la victoire des Autrichiens à Jemmapes en novembre 1792 ont accéléré le processus de défense, et la construction d'ouvrages défensifs aux frontières. Ces redoutes ont été construites de 1792 à 1794.


 Durant les guerres napoléoniennes, l'armée française battue à Vittoria, le 21 juin 1813, se trouvait au début de juillet sur la frontière des Pyrénées.


Le Maréchal Soult, envoyé en toute hâte par Napoléon Ier pour prendre le commandement en chef de l'armée, arriva à Bayonne le 12 juillet.
Entre Hendaye et St Jean Pied de Port, on pouvait compter alors sur 69 000 hommes.




Le 7 octobre 1813, Lord Wellington, prit l'offensive sur toute la ligne de défense, et s'empara des positions situées sur Urrugne, Ascain et La Rhune.
Le 10 novembre, il reprit l'offensive et dirigea par Sare, son attaque principale contre les divisions françaises. Il força ensuite la ligne des redoutes d'Amotz, et pénétra jusqu'à St Pée sur Nivelle.



 Les redoutes de la Convention construite sur le système de remblai/déblai.










L'armée française perdit 4 000 hommes dans cette journée.

jeudi 30 juin 2016

Le cayolar

Autrefois le cayolar (dérivé du béarnais cuyala) ou etxola et également borda, état une cabane rustique construite à l'abri des vents dominants. Entre étables et habitations, ces bordes servait de refuge en cas de mauvais temps aux bêtes et aux bergers.







 
Construite en pierres sèches sans fenêtres, elle était le plus souvent composée de deux pièces (la pièce commune et l'autre pour les fromages).






Au Pays basque les conditions de vie en estive ont depuis été améliorées. Des pistes relient les principaux cayolars et les panneaux solaires ont apporté le confort là où il n'y avait que rudesse et vie rudimentaire.



mercredi 29 juin 2016

Le Port Vieux à Biarritz

Le Port Vieux a été jusqu'au XVIIe siècle le centre de l'activité de Biarritz liée à la pêche à la baleine.


Les prises des harponneurs étaient halées depuis l'océan jusqu'à la plage pour y être dépecées et partagées.

 

Dès le début du XIXe siècle, le calme de cette anse rocheuse favorisa les premiers bains de mer.





 
Un établissement de bains y fut construit vers 1858, réaménagé dans les années 1920, il fut détruit par le bombardement de 1944. Les architectes William Marcel et Ferdinand Brana édifièrent en 1951 - 1952 une espèce de théâtre dont les galeries qui mettent l'océan en scène, permettent de profiter des rayons de soleil hivernaux à l'abri du vent et de se protéger des ardeurs de l'été.

mardi 28 juin 2016

Le village de Guiche

Située à l'extrême Nord-ouest du Labourd, Guiche (« Guiche » viendrait de « gisu » : chaux en basque) est limitée au Sud par Bardos, à l'Est par Hastingues et Sames, au Nord par l'Adour et à l'Ouest Urt. La Bidouze sépare Guiche de Hastingues et de Sames, puis entre dans le territoire de Guiche où elle se jette dans l'Adour.


 
Guiche possède un port fluvial qui fut très important dans le passé, à l'abri des crues du fleuve et protégé par le château. On y trouvait autrefois plusieurs auberges.


 

 

Dès le XIe siècle Guiche (Guissen) est rattaché à la province du Labourd et fait partie du Royaume de Navarre. Un peu plus tard le village se retrouve dans la mouvance anglaise pour à partir du XVe siècle revenir à la famille d'Albret.





Ce n'est qu'en 1534 que la famille de Gramont entre en possession du comté de Guiche pour un peu plus tard faire partie du duché de Gramont.
Le château construit dans le courant du moyen âge surplombe le cours de la Bidouze. A partir de ce lieu il est facile d'assurer le contrôle du trafic fluvial en provenance de la Basse Navarre, du Béarn, des Landes et du Gers. Pour compléter ce dispositif une nasse dite de "Saubagnac" est installée dans le courant du XIIIe siècle. Elle barre l'Adour en totalité,  provoque de vives protestations et enrichit les seigneurs locaux qui tirent une grande partie de leurs revenus de ce péage.




Le petit bâtiment reposant sur 3 colonnes aurait été selon la tradition orale un pigeonnier dépendant de la maison noble de Labadie (1817 A2 517) . Edifié à une époque inconnue, il fait l'objet d'une restauration totale et d'un agrandissement à partir de 1760. Il est aménagé en école communale de 1850 à 1863, puis en mairie.

lundi 27 juin 2016

Abarratia le Gaztelu Zahar de l'Arberoue

Entre Isturitz et Saint Esteben le sommet d'Abarratia 342m, fut durant la Protohistoire un Gaztelu Zahar, abri temporaire pour la population voisine qui pouvait venir se mettre à l'abri ou en état de défense en cas de menace ou d'agression (on peut encore en apercevoir les enceintes des trois gradins).



  

Les enceintes jouaient un rôle analogue à celui qu'eurent plus tard les châteaux féodaux.



Panoramas sur la vallée de l'Arberoue depuis le sommet de l'Abarratia couronné par une enceinte Protohistorique à gradins. (La protohistoire est la science qui regroupe l'ensemble des connaissances sur les peuples sans écriture contemporains des premières civilisations historiques. Pour l'Europe, elle concerne principalement les deux millénaires précédant l'ère chrétienne et correspond aux classiques âges des métaux : Chalcolithique, ou âge du cuivre, âge du bronze et âge du fer. L'époque qu'elle couvre succède à la préhistoire au sens strict, qui rassemble le Paléolithique, le Mésolithique et le Néolithique. La protohistoire n'est pas une simple époque de transition entre la préhistoire et l'histoire, mais une phase originale de l'évolution humaine qui voit en particulier la découverte et le développement de la métallurgie : cuivre, bronze et fer. Une mosaïque de civilisations encore largement de type pastoral marque ces deux millénaires. Des aspects originaux s'y révèlent qui concernent aussi bien l'économie (trafic des minerais et objets manufacturés) et la religion (culte solaire, incinération des morts) que la vie artistique, avec une bijouterie de qualité, un art rupestre remarquable et, pour la période terminale, une statuaire et une numismatique où l'imagination se donne libre cours).







                               Itinéraire randonnée à l'abarratia

dimanche 26 juin 2016

Le lac d'Iraty

Au sud du bassin d'Archilondo mais totalement en Navarre ce trouve le pantano d'Irabia (ou lac d'Iraty).



Le rio Iraty, qui s’écoule vers la Méditerranée, a la particularité d'être peuplé de truites zébrées à bandes sombres alors qu’ailleurs au Pays Basque, les poissons sont de souche atlantique.

  
Les eaux du lac d'Irabia sont exploitées pour l'irrigation et le barrage est presque vide à la fin de l'été.
 

Ce barrage a été construit entre 1921 et 1922, et remplit entre 1942 et 1944 avec sa paroi de quarante mètres. Ses belles eaux reflètent une des forêts les plus étendues de l'Europe occidentale.




Accès lac d'Irabia : rejoindre le plateau d'Iraty Cize par Mendive et le col de Burdincurutcheta, puis, se dirirger vers le le col de Sourzay et redescendre en direction du bassin d'Archilondo. Du col, démarre la petite route d'Egurguy que vous suivrez jusqu'au bout. Elle vous mène à une zone de parking, à coté du gué frontalier.

samedi 25 juin 2016

La Maison Ravel à Ciboure

 la Maison Ravel ou San Estebania du nom de son premier propriétaire, le très riche armateur Esteban d’Echeto qui la fit construire en 1630 sur le modèle des maisons d’Amsterdam. Les relations entre les pêcheurs basques et hollandais étaient fréquentes au XVIIème siècle et le commerce était florissant. C’est une demeure de 4 étages construite en belles pierres de grès ocré surmontée d’un fronton orné de 2 canons de pierre. Elle figure dans la liste de la centaine de maison que les espagnols ne détruisirent pas lors de l’occupation de Ciboure en 1636 car ils y habitaient. 

Cette demeure a aussi été appelée pendant de nombreuses années « Maison Mazarin » car le Cardinal y a résidé lors des négociations du traité des Pyrénées en 1659 et du 8 au 15 juin 1660 à l’occasion du mariage de Louis XIV célébré le 9 juin à Saint Jean de Luz. Mazarin y reçu la visite de la Reine Mère alors qu’il était malade. Le Cardinal se leva en découvrant ses jambes et lui dit : « Madame, voilà les jambes du Cardinal Mazarin, de cet homme autrefois si bien fait dont la chronique scandaleuse a dit tant de mal et publié tant de faussetés ». Maurice Ravel y est né le 7 Mars 1875 et y passa les 3 premiers mois de sa vie.