mercredi 10 février 2016

Le Larla et Larrango & Urchilo


 Parmi les nombreuses ressources métallifères de la vallée de Baigorry qui suscitèrent l'intérêt des hommes, le gisement de fer de la montagne de Larla connut une exploitation importante dès la fin de l'Age du Fer.

 

Les recherches archéologiques menées depuis 1999 sur les communes de Saint Martin d'Arrossa et Saint Étienne de Baigorry permettent de retracer l'histoire de cette exploitation qui se poursuivit sur plus de 2000 ans, jusqu'à la veille de la première guerre mondiale.

 
La découverte d'une cinquantaine d'ateliers métallurgiques antiques associés aux mines de fer, dépeint le centre sidérurgique ancien de Larla comme un des plus importants des Pyrénées occidentales au début 
de notre ère.
 






Au sud du sommet de Larla dominant Saint Martin d'Arrossa et la vallée de Baigorry les enceintes protohistoriqes de Larrango et Urchilo longtemps dissimulées sous les fougères ont été découvertes officellement au début des années 70 par le général Gaudeul. Durant ces fouilles il découvrit un fragment de chemin. D'où venait-il, où allait-il ? Il faudrait remuer la montagne alentour pour en retrouver le tracé.
 
 

Retrouver en fin d'article 2 itinéraires de randonnées pour partir sur les traces des mineurs de Larla.




source : http://www.mines-larla.fr

source : http://www.mines-larla.fr





lundi 8 février 2016

La Galzada de Sare

A Sare on trouve des traces de l'antique chaussée médiévale ou "Galzada". 
Voyageurs, commerçants, et pèlerins utilisaient ces routes fort nombreuses au Pays basque durant le Moyen Age et à toutes les époques. 
Le territoire de Sare a de tout temps été un lieu de passage pour les habitants eux-mêmes parce que Labourdins et Navarrais n'ont jamais admis l'idée de frontière. 

Retrouver en fin d’article une balade pour découvrir la Galzada 







source http://www.sare.fr/

vendredi 5 février 2016

Le Pottok

Installé depuis des millénaires au Pays Basque, les Pottok ont une morphologie proche du cheval de Przéwalsky et on retrouve leur profil sur les dessins des parois des grottes préhistoriques d'Isturitz et d'Oxocehaya. 



Les Basques eurent la sagesse de ne pas décimer les troupeaux comme cela se passa dans la plupart des autres régions.


Naturellement la morphologie du Pottok a évolué avec les conditions écologiques et historiques, mais personne ne conteste que le Pottok, après tant d‘années accroché aux montagnes du Pays Basque, constitue une race primitive locale.
 

Les Pottok vivent principalement sur les massifs d‘Ursuia, Baigura, Artzamendi et de la Rhune, leur berceau de race.


  Élevés pour la plupart en libre parcours, ils sillonnent la montagne au rythme des saisons, d‘autres sont élevés en prairie où, sélectionnés, mieux nourris et proches de l‘homme, ils sont préparés pour une utilisation de loisir ou de sport.






mercredi 3 février 2016

La chapelle du Kalbarioa à Urrugne

A l'extrémité du massif du Xoldokogaina se trouvent les ruines de la chapelle et de l'ermitage de Kalbarioa (mont du calvaire) à 277m d'altitude, sur le territoire d'Urrugne mais en limite de Biriatou.


Le Kalbarioa - cliquer sur l'image pour l'agrandir

Le chanoine Daranatz a écrit que c'est l'abbé Aprendisteguy qui consacra son patrimoine à la construction de la chapelle vers 1650. En 1702, il y résidait ordinairement.


Le Kalbarioa - cliquer sur l'image pour l'agrandir

Comme à Olhain ou à la Rhune, la chapelle et l'ermitage ont été le théâtre des assauts répétés des troupes espagnoles et révolutionnaires. Ils ont été détruits pendant les combats du 23 juin 1794.
Le 7 octobre 1813, la brigade Montfort (101e de ligne) occupa le Mont du Calvaire dont les ruines de la chapelle étaient entourées de fossés, encore visible de nos jours.


Le Kalbarioa - cliquer sur l'image pour l'agrandir

Les ruines de la chapelle dormirent sous les brousailles jusqu'en 1967, où une équipe de scouts nettoya le monticule de pierres et mit à nu le sol dallé et le soubassement de la chapelle.
Sous l'impulsion de Jean Fourcade et de la mairie d'Urrugne, les vestiges de la chapelle réapparurent, un petit oratoire et une croix furent construits sur le site.

En fin d'article retrouver l'itinéraire voiture et pédestre pour la balade de Kalbarioa

Le Kalbarioa - cliquer sur l'image pour l'agrandir

Le Kalbarioa - cliquer sur l'image pour l'agrandir

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Le Kalbarioa - cliquer sur l'image pour l'agrandir

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lundi 1 février 2016

Harpeko Saindua - le Saint qui Sue


 





La partie navarraise de l'Artzamendi est constituée d'un vaste plateau incliné issu de l'Iguzkimendi, interrompu brutalement au dessus de la vallée d'Aritzakun par des falaises haute de 200m de hauteur au niveau des Peñas d'Ixusi. En basque, Itxusi signifie "vilain" voire "affreux". Itsusiko Harriak veut donc dire les vilaines roches.

 










En bordure du sentier du GR10 au dessus de la ferme Arruxia sur la commune de Bidarray, se trouve la grotte sanctuaire d'Harpeko Saindua. On accède à cette grotte par quelques marches. Au fond on y découvre une stalagmite évoquant une image humaine.

 

Dès la Protohistoire, les Basques y ont vu la représentation d'une divinité : Harpeko Saindua, ou Saint de la grotte. Mais on l'appelle aussi en raison de l'eau qui suinte : le saint qui sue.

 

Selon la tradition, dans cette grotte guérissent les maladies de la peau. Certains ethnologue estiment que ce personnage aux dons surnaturels n'est autre que Mari, divinité du Pays basque de sexe féminin, vivant dans les cavernes et honorée par les pasteurs du Néolithique.

                         Retrouver en fin d'article l' itinéraire voiture et balade.


             












vendredi 29 janvier 2016

La citadelle de Saint Jean Pied de Port

Construite à l'emplacement de l'ancien château fort des rois de Navarre, sur la colline de Mendiguren, la citadelle de Saint Jean Pied de Port domine la ville de plus de 70 mètres, protégée par des murailles.

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Édifiée au XVIIe siècle suite au contexte de guerres de religion et de conflits franco-espagnols, la citadelle est ensuite remaniée par Vauban.
Il améliore le système défensif et prévoit des ouvrages extérieurs tels que les redoutes, ainsi que les fortifications de l'ensemble de la ville ou la construction de souterrains.

Au XVIIIe siècle, c'est à partir de cette position que s’ordonneront toutes les expéditions contre l'Espagne au cours desquelles s'illustreront les volontaires, puis les dix compagnies de chasseurs basque sous le commandement du futur Maréchal Harispe.

La citadelle est la seule garnison militaire du Pays basque intérieur jusque dans les années 1920, la citadelle abrite aujourd'hui le collège public.

La citadelle de Saint Jean Pied de Port fait partie intégrante du réseau des places fortes en Pyrénées Occidentales. 

mercredi 7 octobre 2015

Découverte : la Foz de Lumbier

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En Navarre à 35km de Pampelune, la Foz de Lumbier est un étroit défilé creusé par la rivière Irati. 
Le site a été classé réserve naturelle le 10 avril 1987. Les vautours fauves, mais aussi le percnoptère, le gypaète barbu et l'aigle royal nichent également dans cette réserve.

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 La particularité de cette gorge, c'est que ses 1300 m de longueur peuvent être parcourus en empruntant un *sentier local balisé depuis le parking (payant) qui longe la rivière au pied des falaises, annonçant les premiers contreforts des Pyrénées orientales de Navarre.

*grâce à l’ancien tracé du Train Irati 
(le premier train électrique d’Espagne).

Retrouver en fin d'article la position de Lumbier avec Google maps




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