mardi 26 avril 2016

La Rhune


A l'est du col d'Ibardin, la crête décrit un demi cercle en territoire navarrais en se maintenant à 400m d'altitude puis se redresse brutalement à 905m au mont Larrun ou la Rhune.
Son nom basque viendrait de la contraction de larre harri dun qui veux dire la lande de pierre.
Pour d'autres, Larrun viendrait de larre ona, la bonne lande.
Larrun a la silhouette abrupte et familière caractérise l'horizon du Pays Basque littoral.



depuis St Jean de Luz

depuis Biarritz

depuis le sommet d'Ibanteli à Sare

depuis le sommet de la Rhune

depuis Biarritz

Pourquoi la Rhune est-elle à ce point un emblème particulier au Pays basque ?

Difficile à dire. Est-ce sa situation particulière, à la frontière de la France et de l’Espagne ? Est-ce la vue imprenable qu’on a de son sommet, embrassant toute la côte atlantique de Saint-Sébastien jusqu’aux Landes ? Toujours est-il que dès le Moyen-Âge, nombre de légendes circulaient sur cette montagne : des histoires de sorcellerie, d’autres parlant d’un serpent à sept queues. Quoi qu’il en soit, la Rhune a toujours fasciné et fait fantasmer l’imagination des Basques.

depuis le sommet vers la Navarre

depuis Sare

depuis Sare

depuis Hasparren

depuis St Pée sur Nivelle

depuis Biarritz

depuis Socoa

depuis Sare

depuis St Pée sur Nivelle

depuis Sare

depuis Ste Barbe

depuis Biarritz


 

lundi 25 avril 2016

Ainhoa

C’est dans la première moitié du XIIIe siècle que des moines Prémontés décidèrent de créer dans cette zone de pâturages, coupée de bois de chênes et peuplée de bergers transhumants, l’un de leurs cinq vicariats prévus sur la route de Compostelle.
Propriété de Juan Perez de Baztan, haut personnage de la cour de Navarre, il fut convenu que ce petit vicariat formerait enclave sur la propriété seigneuriale. 
Ce serait le bourg d’Ainhoa, un village-bastide aux maisons parfaitement alignées de chaque côté d’une large avenue.


Ainhoa et Xareta
Le village compte aujourd’hui 680 habitants vivant dans le bourg et dans huit quartiers dont le plus important est le quartier frontalier de Dancharia.

vendredi 22 avril 2016

Sare depuis le Suhalmendi

Le village de Sare

Cette photo de Sare est prise depuis le Suhalmendi par une journée froide et relativement venteuse. Les rayons de soleil jouent à cache-cache entre les nuages à la manière d'un spot.

mardi 19 avril 2016

Le Château d'Abbadia à Hendaye

Le Château d'Abbadia

La côte irlandaise, Antoine d’Abbadie l’a bien connue : il y est né, et y a vécu jusqu’à ses dix ans.
 Et c’est parce que cette Corniche basque lui rappelait sa terre natale qu’il en tomba amoureux, et qu’il décida d’y construire sa demeure à Hendaye.



Mais qui était Antoine d’Abbadie ? Un personnage hors du commun, à la fois astronome, géographe, ethnologue, linguiste... Président de l’Académie des Sciences, mécène prodigue, infatigable voyageur, il parlait couramment quatorze langues, et a travaillé sur des domaines aussi variés que la recherche de la source du Nil, la cartographie céleste ou la micro-sismicité. 
Il publia également un traité grammatical sur la langue basque et finança les jeux floraux, joutes orales en basque ayant pour but de faire renaître et de codifier cette langue, l’euskara. Cela lui vaudra le surnom d’Euskaldunen Aïta, littéralement « le père du peuple basque ».


Le château, de style néo-gothique, fut bâti entre 1864 et 1879 par le célèbre architecte Eugène Viollet-le-Duc. Il est inspiré des châteaux du Moyen-Âge, et présente un fascinant bestiaire de pierre : des sculptures d’animaux venant de contrées lointaines  lions, éléphants, serpents, crocodiles, sont disséminées à l’extérieur des trois ailes du château, comme autant de souvenir ramenés par l’explorateur de ses voyages.
À l’intérieur, c’est encore plus saisissant. Chaque pièce est dédiée à une passion du génial Antoine d’Abbadie: la bibliothèque et l’observatoire sont truffés d’instruments de mesure inventés par le savant, tandis que les chambres sont décorées aux couleurs de pays ou de régions qu’il a étudiés. La chapelle, superbe, accueille la sépulture du propriétaire des lieux. Notons la fabuleuse décoration d’intérieur de l’ensemble, signée par Edmond Duthoit, et la grande qualité de la restauration effectuée à la fin des années 90. 

Source Olivier Péant
Renseignements visite Château Abbadia : www.chateau-abbadia.fr 

lundi 18 avril 2016

Les fossiles de l'Eltzaruze

L'ère primaire ou paléozoïque (de 500 MA à 260 MA) fut le temps où tous les continents étaient soudés (Pangée). La conquête des continents par les organismes vivants (premiers animaux et plantes terrestres, puis premiers amphibiens et enfin reptiles) commençait et la chaîne hercynienne couvrait toute l'Europe (et surtout le Pays Basque). De cette époque datent des grès, des argilites et des poudingues.

A Saint-Martin d'Arberoue les roches de l'Eltzarruze ne remontent "qu'à" 120 millions d'années. C'était le Crétacé, un climat tropical favorisait la multiplication de coraux dans les eaux chaudes peu profondes qui recouvraient cette région.

Le massif de l'Eltzaruze
Avec le temps et les phénomènes géologiques, ils se sont convertis en calcaire urgonien qui s'élève en de nombreux endroits du Pays basque. Un peu plus au Sud s'étendait à l'époque un vaste delta où demeurent imprimées dans les roches de la Rioja les traces des dinosaures qui régnaient alors sans partage sur la Terre, comme l'iguanodon ou le baryonix aux mâchoires de crocodile.




Moule fossilisé

De ce lointain passé l’Eltzaruze conserve des traces bien visible sur le calcaire comme ces grosses moules fossilisé.








Moule fossilisé

Le chemin et le calcaire


Gisement de moule fossilisé

Détail du calcaire
Paysage et calcaire de l'Eltzaruze
Pour la découverte du gisement des fossiles de l'Eltzaruze n’hésitez pas a faire la demande via le formulaire de contact de l'itinéraire de randonnée.

vendredi 15 avril 2016

Bayonne la nuit


Bayonne est une magnifique ville de jour, mais la nuit avec son éclairage bien caractéristique la ville prend une nouvelle dimension.
Cette photo est prise depuis le pont du Labourd.

mardi 12 avril 2016

Bayonne et la rue Pannecau



Bayonne est-elle basque ou gasconne ? Cette question divise autant les historiens que les habitants de la cité, et il n’en est pas un qui ait son avis sur la question.
La culture gasconne n’y est plus forcément perceptible pour des yeux non avisés; mais les noms de rue y font directement allusion. Cette rue Pannecau, par exemple, l'étymologie classiquement acceptée est celle du gascon pane cau, soit ''pain chaud''. René Cuzacq tient pour cette version en affirmant qu'il y avait, à l'entrée de la rue, un four de boulanger.
Edouard Ducéré n'a pas trouvé de four, mais affirme qu'il y avait là des jardins appartenant aux chanoines de la cathédrale et, en vieux gascon, pane cau peut aussi se traduire par ''vole choux'' cette étymologie a le mérite de l'originalité. Mais pour cette rue Raymond Chabaud pense qu'il a tort : c'est bien l'odeur du pain chaud qui a fait nommer l'endroit. De fait, c’est une grande partie de la toponymie bayonnaise qui fait référence à cette langue gasconne.